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DE CE SITE

Il regroupe articles et billets écrits à titre purement récréatif en lien avec divers centres d’intérêt ou lectures de l’auteur (Benjamin Bermejo). Fots fut mis en ligne le 4 août 2022, sur le long terme, il a pour vocation d’accueillir d’autres participations. 

Toutes les illustrations sont originales, un copyright explicite sera mentionné dans le cas contraire.  


DE L’AUTEUR

Si l’écriture a ici le souhait de relever de la mise en perspective et non du militantisme, elle contient sa part de subjectivité. Même si cette dernière se veut appuyée sur des faits et raisonnements aussi rigoureux que possible, il convient de préciser sans fard mes positions sur certains débats qui taraudent l’époque et dont ce site n’est qu’un écho parmi tant d’autres :

Environnement :

Plusieurs enjeux majeurs y sont rattachés, le changement climatique, la transition énergétique, la pollution avec pour corollaire le déclin de la biodiversité. L’inertie de l’augmentation en gaz carbonique et la hausse des températures qui est associée est telle que nous en subirons les effets délétères sur plus d’un demi-siècle quelles que soient les politiques menées, les rapports scientifiques du GIEC ont ici une valeur inestimable. La transition énergétique a pris un retard considérable si bien que le terme relève vraisemblablement au pire du « green washing » au mieux du vœu pieux. Néanmoins, la prise de conscience est réelle et les énergies renouvelables commencent à bénéficier de rendements qui permettent timidement d’entrevoir des projections économiquement viables, cela étant, elles resteront vaines si nos sociétés ne questionnent pas leur besoin afin de s‘orienter vers des impératifs de sobriété et de panaches énergétiques. Crise du vivant, pollution, érosion et artificialisation des sols constituent une menace majeure pour la sécurité alimentaire mondiale et seront source de conflits. Si la vie dans sa globalité saura toujours faire preuve d’adaptation et de résilience, les crises à venir induites par les excès de nos civilisations laisseront des cicatrices profondes et appelleront à des transformations radicales, insufflées ou subies.

Economie :

Mondialisée, globalisée, interdépendante, l’économie contemporaine s’inscrit dans le prolongement d’un capitalisme moderne, plus ou moins libéral selon les géographies et l’accent mis sur sa régulation. Plutôt que d’en discuter la pertinence je préfère m’attarder sur le constat d’un système qui permet une répartition des ressources aussi efficiente qu’inégalitaire avec une internationalisation des crises.  Le prisme de la croissance, le profit souvent déconnecté de l’éthique, le désir de puissance, l’accumulation, la valorisation de certains secteurs de production au détriment par exemple de ceux de la santé et de l’éducation n’en sont que les catalyseurs.

Genre humain :   

Homo sapiens foulait le sol africain il y a de ça 300 siècles. Depuis, la révolution copernicienne (la terre n’est pas au centre de l’univers), darwinienne (l’homme est le fruit de l’évolution) et « esteinienne » (le temps est intrinsèquement lié à l’espace) ont redéfini notre condition d’être vivant et nous ont écartés en partie de la pensée magique ou des tendances obscurantistes.  Aussi, l’histoire de l’Homme (et donc de la femme s’il était besoin de préciser) s’écrit grâce et par la science dans un continuum auquel participe chaque existence.

À l’inverse, l’histoire des individus s’apparente à un touchant recommencement, avec des variations en mode mineur selon l’époque, les mœurs, la géographie, le genre, la condition sociale, la génétique, les hormones, le hasard des circonstances…Autant de facteurs, autant de chances ou de malchances qui accoucheront tantôt du monstre, tantôt du saint, tantôt de l’honnête homme. Plus souvent encore, d’un mélange des genres. Une aquarelle où se diluent le formidable et le médiocre, le singulier et le quelconque, comme pour mieux nous rappeler ces trois termes qui nous honorent : altérité, unicité, communauté. Dans ce cadre, il m’est toujours apparu périlleux et vain de s’aventurer à distinguer le coupable de l’innocent. Plutôt essayer de nous astreindre, avec cœur et à rebours parfois de nos intuitions, à nous comprendre.